Visuel principal de l’article
Contenu national
Thème
Vie de l’association
Commune
Finistère

Qui est François Mandil, le nouveau délégué du Secours catholique du Finistère ?

Paragraphes de contenu
Ancre
0
Texte

Article écrit par Matthieu Gain - Publié le 27 Juil 22  sur Côté Quimper - Mon actu

François Mandil est depuis juin 2022 à la tête de la délégation du Secours catholique du Finistère. Le parcours de ce quadragénaire est marqué par l'engagement. Rencontre.

« Je suis très attaché à la doctrine sociale de l’Église et à la notion d’accueil inconditionnel. » François Mandil, 44 ans, y puise notamment le sens de son action.

Début juin 2022, il a succédé à Ludovic Raullin au poste de délégué départemental du Secours catholique du Finistère. « Je suis né à Nantes et j’ai des attaches familiales dans le département. Mais auparavant, j’ai pas mal bougé sur les plans géographique comme professionnel », confie François Mandil.

Ancien élu Europe écologie Les Verts

Son parcours est en effet un brin atypique. Dans le Doubs, il a notamment été conseiller municipal sous l’étiquette Europe écologie Les Verts.

    « À titre personnel, je n’ai jamais eu d’ambition politique. Cette expérience m’a surtout permis de me former et de rencontrer de nombreux élus au service de leur collectivité. »

En juillet 2020, il entre au cabinet de l’écologiste Bruno Bernard, le président de la Métropole de Lyon. « Compte tenu de mon engagement militant, il était alors tentant d’être aux manettes au sein de l’exécutif de la Métropole de Lyon. Mais au bout de neuf mois, je me suis aperçu que j’étais passé à autre chose », observe François Mandil. Il quitte alors son poste en mars 2021.

Il poursuit : « À ce moment-là, je me suis rendu compte que je serai sans doute plus efficace dans la transformation sociale en étant au Secours catholique ou chez les Scouts et guides de France. »

Scouts et guides de France

L’engagement associatif est l’autre facette de François Mandil. « C’est le fil conducteur de mon parcours ; ce qui en fait la cohérence. »

De 2014 à 2019, il travaille à la direction des Scouts et guides de France. Il assure la communication et les relations publiques.

Le nouveau délégué du Secours catholique du Finistère y est toujours bénévole. Il est responsable national de la branche des compagnons (c’est-à-dire des jeunes de 17 à 20 ans).

    « Enfant, j’ai été un peu chez les scouts. Mais j’ai surtout évolué au sein du Mouvement eucharistique des jeunes (Mej). Cela m’a ouvert sur le monde, permis de prendre de l’autonomie et confiance en moi. J’ai alors compris que nous avons un pouvoir d’agir ».  

     Trois orientations prioritaires

En deux mois, il continue de prendre ses marques. Mais il n’a pas perdu de temps.

Depuis juin, les échanges avec les bénévoles de l’association ont permis d’identifier au moins trois orientations prioritaires.

   «  Nous réfléchissons à la diversification de nos activités sur la forme mais aussi à la manière d’aborder certains sujets sur lesquels nous ne sommes pas ou peu présents comme la précarité étudiante, la mobilité en zone rurale. »

Les équipes du Secours catholique veulent aussi rester attentives aux familles. « C’est-à-dire les loisirs, les vacances que nous estimons ne pas avoir assez traité ces derniers temps », poursuit François Mandil.

Dernier chantier ouvert : le recrutement et la formation des bénévoles. « Nous avons eu la chance de ne pas en perdre avec la crise sanitaire du Covid. »

L’association en revendique 850 dans le Finistère. Vu le contexte économique et l’inflation, ils risquent d’avoir du pain sur la planche à la rentrée.

retrouvez l'article sur   : actu.fr/bretagne/quimper