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Véronique Fayet "Il faut entendre la clameur des pauvres"

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Arrivée à la tête du Secours catholique en 2014, Véronique Fayet en quitte la présidence ces jours-ci pour laisser la place à Véronique Devise.
En sept ans, l’ex-adjointe d’Alain Juppé aura su porter une parole respectée, et pourtant radicale,sur la nécessaire prise en compte des plus pauvres, des migrants et de l’écologie. Une femme simple qui refuse la pensée sans nuances.
Recueilli par Nathalie Birchem et Christophe Henning Photo : Florence Brochoire pour La Croix L’Hebdo
Pourquoi interroger Véronique Fayet, qui l’a déjà été par de très nombreux médias ? Pourquoi la rencontrer encore, alors que nous lui avons déjà largement ouvert les colonnes de La Croix, sur la pauvreté, sur les migrants, sur l’Église bien sûr, mais aussi sur l’Europe, sur les réformes sociales et même sur le pouvoir de la parole... Sans doute y avait-il encore l’envie d’entendre la voix de celle qui appelle à la « révolution fraternelle » avant qu’elle ne passe la main à Véronique Devise, qui lui suc- cédera à la présidence du Secours catholique lors de l’assemblée générale qui s’ouvre le 14 juin à Lourdes. Ses in- terventions se feront alors plus rares. Il y avait donc le souhait de retenir encore cette parole claire qui, vertu cardinale en ces temps de diatribes permanentes, possède la force de la nuance. Une voix capable, en dépit d’un look bon chic bon genre et de son parcours politique de centriste, de propos radicaux sur le fond de plus en plus même, sans jamais renoncer au respect de la parole contradictoire, à la bienveillance envers son interlocuteur. Nous voulions savoir d’où lui venait cet attelage de fermeté et de douceur, de gauche et de droite, de foi et d’intranquillité. La force et le mystère de la nuance.
Dans quelques jours, vous ne serez plus prési- dente du Secours catholique. Quel est le souvenir le plus marquant que vous garderez de ces sept années ?
Ce sont les visages des personnes qui vivent la pauvreté, des salariés, des bénévoles que j’ai rencontrés lors de mes visites en France, au Bangladesh, au Burundi, en Amérique latine... Ce sont les rencontres qui transforment. Je pense particulièrement à Francine, devenue une amie, qui a connu la grande pauvreté dans sa petite enfance. Aujourd’hui, elle va avoir 75 ans, l’âge du Secours catholique, et c’est l’une des voix qui portent le plus au conseil d’administration. Quand nous partons dans des élucubrations un peu intellectuelles, c’est elle qui nous dit : « Attendez, pensez plutôt à ce qu’on vit tous les jours. »

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Auteur et crédits
La Croix l'Hebdo recueilli par Nathalie Birchem et Christophe Henning Photo : Florence Brochoire